Mot de l'Echevin
Les nouvelles règles d’inscription en première année secondaire :
Un décret relatif à l’inscription des élèves en première année secondaire pour la rentrée de septembre 2008 est récemment entré en vigueur. La date des inscriptions est désormais la même pour toutes les écoles, en l’espèce le 30 novembre 2007.
Les différents établissements peuvent refuser une inscription à la seule condition que la capacité maximum d’accueil de l’école soit atteinte. En revanche, il existe des dispositions particulières pour les fratries ou les enfants dont l’un des parents travaille dans l’établissement concerné : ces élèves-là bénéficieront d’une priorité d’inscription durant les dix jours précédant la date indiquée. De même, des dispositions transitoires visant à permettre une priorité d’inscription en secondaire dans l’établissement jumelé à celui dans lequel l’élève poursuit sa scolarité primaire sont mises en place jusqu’à la rentrée 2009-2010.
A l’heure où j’écris ces lignes, cette nouvelle réglementation qui a suscité
de vives polémiques n’a pas encore été testée sur le terrain. L’on ignore dès
lors dans quelle mesure ce système se voulant totalement égalitaire atteindra
les objectifs souhaités.
En tout état de cause, les dispositions
transitoires sont susceptibles de porter préjudice aux établissements ne
disposant pas de section secondaire.
Dans notre enseignement communal ucclois, ces nouvelles réglementations ne sont bien entendu pas d’application étant entendu qu’elles ne concernent pas les classes primaires.
Nous accordons une priorité aux Ucclois et aux frères et sœurs de nos élèves. Les autres élèves sont inscrits par ordre d’arrivée. Nous ne refusons personne tant qu’il y a de la place.
Nos écoles communales sont ouvertes à tous les enfants, quelles que soient leurs origines sociales ou culturelles. La seule exigence est de souscrire à un projet éducatif ambitieux, dont l’objectif est d’apporter aux élèves une formation solide et des savoirs rigoureux, ainsi que de leur inculquer la fierté du travail bien fait.
Je me dois de signaler que les listes d’attente sont fort longues et je vous encourage dès lors à anticiper en prenant contact au moins un an à l’avance avec la direction de l’école dont vous avez fait choix.
L’immersion linguistique
En Région Bruxelloise, il n’existe que 5 établissements pratiquant l’immersion linguistique. La demande tend à s’intensifier depuis quelques années et un nouveau décret sur l’immersion, approuvé le 11 mai par le Parlement de la Communauté Française entrera en vigueur le 1° janvier prochain.
En 2005, nous avons instauré à l’école de Calevoet un système d’apprentissage précoce du néerlandais : les élèves apprennent la seconde langue dès la troisième maternelle (sachant que son apprentissage ne devient obligatoire qu’à partir de la 3ème année primaire) et bénéficient d’heures de cours supplémentaires par rapport au programme obligatoire dès la 3ème année primaire.
En outre, des activités parascolaires sont organisées en néerlandais également. Cette expérience se révèle très positive. Sans entrer dans le cadre de l’enseignement immersif au sens strict, les élèves ont une bien meilleure connaissance de la seconde langue que dans les établissements où l’apprentissage précoce n’est pas d’application.
Compte tenu de l’intensification de la demande, j’envisage de tenter l’expérience de l’immersion dans l’une de nos écoles uccloises. La question a par ailleurs été abordée au Conseil Communal du mois d’octobre à l’initiative de la jeune conseillère Madame Valentine Delwart.
Le nouveau décret a considérablement assoupli les contraintes horaires de l’enseignement en immersion ce qui permet d’apprendre effectivement « en néerlandais », mais pas nécessairement des matières telles que les mathématiques, nécessitant à tout le moins pour certains élèves une maîtrise de la langue dans laquelle elles sont dispensées.
Générer des élèves disposant de compétences langagières de multilingues sans porter préjudice à l’apprentissage de la langue maternelle et de toutes ses nuances et subtilités, en maintenant l’enfant dans la culture de sa communauté d’origine est la perspective dans laquelle je souhaite inscrire cette possible expérience.
Il convient toutefois d’avoir également égard aux difficultés logistiques qu’un tel enseignement comporte, principalement au niveau de l’encadrement. Nous attendons à cet égard avec grande impatience la circulaire interprétative du décret, annoncée en début d’année 2008, afin d’évaluer la faisabilité de ce nouveau projet à la rentrée scolaire du mois de septembre.
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Espérant que ces vacances d’été vous auront été profitables, je souhaiterais vous présenter les projets que j’espère pouvoir mettre en place dans le courant de l’année scolaire 2007-2008.
Développés au sein de l’échevinat de l’Education et de l’Enseignement, parfois en collaboration avec certains de mes collègues, parfois à l’initiative d’une association, ces projets tendent à avoir pour fil conducteur une adaptation optimale des enfants et élèves à la vie en société ainsi que le développement de leur créativité.
Dans le contexte de l’éducation au civisme, une attention particulière sera accordée à l’éducation à l’altruisme et à la non violence ; le Professeur Marcel Frydman qui a mené de longues études sur le sujet, aux Etats Unis et en Belgique, nous aidera à développer les stratégies didactiques pertinentes.
Un projet créatif initié à l’école du Val Fleuri, mené par l’architecte et peintre Gordon Hopkins, pourra être élargi aux autres établissements scolaires dépendant de notre Pouvoir Organisateur. Des élèves de classes maternelles et primaires seront appelés à développer leur créativité autour de techniques picturales abstraites qui leur seront inculquées et qu’ils pourront exercer durant une semaine. Une exposition des œuvres réalisées sera ensuite organisée au sein de l’école.
La santé de nos élèves étant une préoccupation fondamentale, j’ai prévu de mettre en place une série de formations pratiques aux soins à prodiguer en cas de situations urgentes, critiques ou délicates, survenant dans le cadre scolaire, à l’attention du personnel éducatif, et ce, dans chaque établissement. Cette mesure s’inscrit dans une politique générale de bien-être de l’enfant à l’école. Les politiques préventives et éducatives à la collation saine et à l’éducation au goût seront bien entendu poursuivies et ultérieurement intensifiées.
Nous accueillerons dans la Commune une exposition-atelier itinérante sur l’eau, destinée aux enfants de 6 à 12 ans, organisée par le Musée des Sciences Naturelles : il s’agit d’un atelier mobile introduisant le thème de l’évolution parallèle d’une grande ville et de son approvisionnement en eau (rôle et cheminement de l’eau, captage, transport, mais aussi l’eau « sauvage »). Un jeu-atelier interactif mettra un terme à cette exposition gratuite et encadrée en permanence par un animateur du Musée.
Et puis aussi, beaucoup de projets à venir : mise en place d’un concours d’expression verbale dans les écoles primaires et secondaires, développement de techniques ludiques d’encouragement à la lecture extérieures à l’école, organisation de reportages par les élèves en vue de réaliser un documentaire sur les habitudes en matière d’environnement et de propreté, mise en place de cours de langues dans le cadre d’ateliers informatique,…..
Enfin, concernant l’enseignement artistique, il est à noter que l’Académie d’Uccle (musique, arts parlés et danse) a proposé pour l’année qui s’annonce, outre les cours de solfège traditionnels, un cours d’initiation musicale et de formation préparatoire en deux années, s’adressant aux plus jeunes (enfants âgés de 5 à 7 ans). D’autre part, les élèves de l’Ecole des Arts seront prochainement sollicités dans le cadre d’un projet proposé par Handicap International autour des « Lacets Bleus », emblèmes des victimes de mines antipersonnel, et plus généralement aujourd’hui, symbole du lien unissant les personnes valides à celles qui le sont moins.
Bonne rentrée à tous,
Joëlle Maison