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Move 1180 : tous les services communaux ont intégré le nouveau Centre administratif d’Uccle (rue de Stalle 77) et sont totalement opérationnels

Projets de coopération décentralisée

La Commune d’Uccle mène à ce jour deux projets de coopération décentralisée avec la Commune de Kintambo à Kinshasa en République démocratique du Congo. 

Ces 2 projets sont :

  1. le projet Kintamb’eau financé par le Fonds de solidarité internationale de Vivaqua. Ce projet vise à apporter de l’eau potable dans un quartier défavorisé du sud de Kinshasa.
  2. le projet de renforcement des capacités du Service de l’Etat civil de la Commune de Kintambo. Ce projet est financé par le Programme de Coopération internationale communale (CIC), un instrument de la Coopération belge au développement, conçu et mis en œuvre par Brulocalis. 

Projet Kintamb'eau

Lancé en 2016 à l’initiative de l’Échevinat de l’Environnement, le projet Kintamb’eau (contraction de la Commune de Kintambo et eau) est un projet d’adduction d’eau potable et de construction de bornes fontaines. Il a pour objectif d’améliorer la desserte en eau potable dans un quartier défavorisé de la Commune de Kintambo, à Kinshasa, en République Démocratique du Congo.

En 2015, la Région de Bruxelles-Capitale lance un Fonds de Solidarité Internationale dans le cadre de l’Ordonnance établissant un cadre pour la politique de l’eau, géré par Vivaqua et Bruxelles Environnement. La Commune d’Uccle a été lauréate du premier appel à projet «d’aide au développement lié au secteur de l’eau», lancé via ce fond.

Ce fonds est financé par un prélèvement d’un montant sur chaque mètre cube d’eau potable consommé et facturé à Bruxelles, en vue de développer un accès à l’eau potable ailleurs dans le monde. Le quartier défavorisé de Lubudi-Luka, situé au sud de Kintambo et enclavé entre deux rivières, compte environ 15.500 habitants - dont beaucoup de femmes et d’enfants - qui font quotidiennement face à un manque d’eau récurrent. Les femmes, jeunes filles et enfants souvent chargés de la «corvée d’eau» doivent tous les jours produire des efforts considérables pour s’approvisionner en eau et les conséquences sociales (déscolarisation, drames sociaux) et sanitaires (maladies) sont alarmantes. Ceci est amplifié par le fait que l’eau potable ne coule correctement le plus souvent que la nuit, avec les conséquences sur la scolarité et la sécurité des porteurs d’eau.

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Réunion entre les représentants de la Commune d'Uccle et les représentants de la Commune de K
Réunion entre les représentants de la Commune d'Uccle et les représentants de la Commune de Kintambo

Le projet «Kintamb-eau» entend répondre à cette problématique et améliorer les conditions de vie des habitants de Lubudi-Luka. La Commune d’Uccle, soucieuse de mener un projet à la fois techniquement performant et tant que maître de l’ouvrage du projet, a développé à travers une convention un partenariat avec des acteurs locaux : l’Administration communale de Kintambo, à travers son Bourgmestre, ses services techniques et le comité local du quartier cible, sont les garants sur place de la bonne mise en œuvre du projet ; la REGIDESO -société de distribution d’eau équivalente locale de Vivaqua - est chargée de la partie technique du projet, de la réalisation des travaux et de l’aménagement des infrastructures ; une association locale est chargée de développer une approche participative du projet afin de permettre son appropriation par les habitants, de recruter, former et superviser les fontainiers, et de mener des actions de communication et de sensibilisation.

Une attention particulière a également été portée au recrutement d’habitants du quartier pour les travaux, à l’utilisation de matériaux issus d’opérateurs économiques du quartier, à l’application d’un prix forfaitaire démocratique pour la consommation eaux bornes fontaines et d’une rémunération juste des fontainiers, au recrutement et à la formation de fontainiers parmi les habitants du quartier, à la dimension du genre et aux droits de la femme. Concrètement : 

  • 1.040 m de conduites ont été placées dans des tranchées ;
  • 4 chambres de vannes permettant de réguler la pression et 3 bornes fontaines ont été ont été construites.
  • Les bornes fontaines sont équipées :
    • d’un compteur destiné à la facturation de 4 robinets ;
    • de 2 vasques fixes destinées à récolter les eaux de débordement lors des remplissages des bidons destinés au transport ;
    • de puits perdus avec regard de visite afin d’éviter la stagnation d’eau à leurs abords.

L’eau stagnante est en effet une source de maladies. Afin d’assurer d’une accessibilité permanente aux bornes fontaines, plusieurs fontainiers, majoritairement des femmes, ont été formés :

  • au fonctionnement des bornes fontaines ;
  • au calcul des consommations ;
  • à la comptabilité ;
  • et aux petits travaux d’entretien.

Le partenaire associatif local met à disposition des habitants des bidons de moyennant un système de caution. Le comité local s’assure, pour le compte de l’administration de Kintambo et de la Commune d’Uccle, d’une gestion transparente et équitable sur le plan financier. Une attention particulière est accordée au repérage d’éventuelles fuites dans le réseau afin qu’elles puissent être rapidement réparées.

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Projet de renforcement des capacités du Service de l’Etat civil de la Commune de Kintambo

Connaissez-vous Kintambo ?

Il s'agit de la plus ancienne Commune de Kinshasa. Du lieu où Stanley décida de s'établir au bord du fleuve Congo juste en amont des rapides qui conduisent le fleuve vers Matadi et l'océan atlantique. C'est donc bien à Kintambo que prit naissance Léopoldville au temps de la colonie. Kintambo est aujourd'hui une des plus petites communes de Kinshasa puisqu'elle ne compte qu'environ 9o.ooo habitants, à peine plus que Uccle, dans une ville qui en compte 6 millions.

Projet de renforcement des capacités du Service de l’Etat civil de Kintambo

Depuis 2009, la commune a entamé avec la Commune de Kintambo un partenariat visant à l’aider à se doter d'un réel service de l'Etat civil. Avec le soutien de l'Union des Villes et Communes de Bruxelles et les subsides du Ministère de la Coopération au développement, le Service de l'Etat Civil de la Commune d’Uccle apporte son appui à la Commune de Kintambo depuis dix ans. Ce programme se clôture en 2021. La mission 2019 a vu se concrétiser diverses initiatives dont : le développement du Service Etat civil et Population, l’archivage numérique des données locales, la mise en place de campagnes de sensibilisation de la population à l’importance des déclarations de naissance - mariage - décès, la rénovation d’un bâtiment existant devant servir de bureau secondaire décentralisé pour l’Etat civil, la poursuite de l’électrification solaire de divers bâtiments communaux…

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Rencontres entre les représentants de la Commune d'Uccle et de la Commune de Kintambo.
La Commune d’Uccle et celle de Kintambo (RDC) se retrouvent le temps d’une mission dans le cadre de la coopération internationale communale - Juin 2019

Le programme de Coopération Internationale Communale (CIC) dans lequel s’inscrit ce projet dispose d’objectifs ambitieux pour œuvrer conjointement au renforcement du niveau local, lequel repose sur 3 piliers indissociables :

  1. une bonne gouvernance politique ;
  2. une administration efficace ;
  3. une participation des citoyens dans le processus décisionnel.

Ces bases de travail doivent permettre d’arriver, au terme des 5 ans du programme actuel (2017-2021), à la mise en place de Services d’Etat civil et de Population efficaces pour les communes congolaises partenaires. Pour atteindre cet objectif, l’accent est mis sur 6 domaines d’action dans lesquels l’expertise uccloise est mise à disposition de la commune de Kintambo :

  1. Le premier domaine a trait au renforcement de la qualité de la politique de proximité des villes et communes congolaises afin de diffuser l’information sur les droits de tous les citoyens et la délivrance des documents administratifs, y compris les actes d’état civil.
  2. Le second domaine veille à assurer que les Services Etat civil développent de manière durable des compétences et disposent des outils modernes nécessaires à l’exécution de leurs missions.
  3. Le troisième domaine introduit une nouvelle dimension en mettant l’accent sur la nécessité pour les communes congolaises de disposer des outils et de développer des compétences nécessaires à la gestion des ressources, notamment humaines et financières en vue d’améliorer les services rendus à la population.
  4. Le quatrième domaine se concentre sur l’appui au Service Population, qui est au Congo distinct de celui de l’Etat civil, en permettant le développement de compétences et des outils nécessaires à l’exécution de ses missions, en ce compris la création d’un registre de population.
  5. Le cinquième domaine porte sur le renforcement du Service de l’archivage et de sa possible numérisation selon le contexte local, afin qu’il devienne organisé, opérationnel, performant et sécurisé.
  6. Enfin, le sixième domaine met l’accent sur le renforcement de la coordination entre les communes congolaises afin de gérer les aspects collectifs inhérents aux autres résultats du Programme.

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